Elles disent : Mixité du genre dans les cadres de décision ?

A l’Assemblée Nationale, au gouvernement, dans les conseils d’administration, elles mandent, demandent, réclament, invoquent la MIXITE du genre. Ô hommes ! si vous ignorez ce qu’est la mixité par les temps qui courent, vous êtes coupables d’hérésies anti-émancipation, condamnables et inflammables sur le bûcher qu’allumera l’inquisition de ces dames. Car voici, les femmes veulent par la mixité du genre, occuper le même nombre de sièges que leurs pairs hommes au parlement, disputer la parité en nombre de Ministre au gouvernement, être représentées en nombre égal au conseil d’administration des grandes entreprises.

Seulement, cette réclamation ne saurait tenir si elles ne font pas montre d’une certaine efficacité et d’un professionnalisme à toute épreuve. Nous vivons une époque formidable ! Celles où les entreprises, les institutions publiques ou régionales,  les banques, sont des milieux exigeants en terme de compétence et d’expérience. On ne peut pas se permettre de choisir les responsables par favoritisme ou par complaisance. On place les bonnes gens à la bonne place parce qu’ils sont taillés dans un bois d’où suinte un certain nombre de qualités et de disponibilités.

Il faut éviter ce piège que l’on tend dans nos sociétés africaines. Une instance de décision, ce n’est pas la petite cour où on égrène les chapelets de misère faites aux femmes battues, violées, assassinées; Où les associations de droits de défense des droits de la femme se vautrent dans l’enculage de mouche, ou peignent la girafe en envoyant à la face des hommes, un listing de cas sociaux répertoriés dans des foyers asociaux, avec des statistiques obsolètes. Un poste de manager en entreprise n’est pas fait pour les mères au foyers, avide de fonder une famille, pressées de quitter le bureau à 17h30 pour faire la cuisine à son mari et à ses enfants. L’entreprise ne peut pas évoluer avec des pondeuses, nos instances étatiques ne peuvent pas compter sur elles.

Mesdemoiselles, mesdames, les cadres de décision sont comme des sectes, des sociétés secrètes, où l’on fait abstraction de tout sentiment, et où seul le raisonnement logique compte ! C’est le cercle où des décisions difficiles sont prises tous les jours après examen minutieux de divers paramètres obtenus sur la base d’un travail acharné d’autres cadres qui voulaient mettre toutes les cartes dans la main du leader qui décide. Si vous n’êtes pas prêtes à lire, à comprendre, à examiner, et à peser le pour et le contre dans la solitude de votre bureau, jusqu’à concurrence d’heures tardives, gageant d’une certaine assurance que vous prenez la bonne décision; engageant sur une voie sans retour, toute une institution, une entreprise, un parlement ou un état, alors restez à la maison et faites des enfants.

Qu’on se le tienne pour dit ! l’occidentalisation de nos sociétés transporte aussi son cortège de contre-indications. Les femmes qui veulent décider demain pour nos institutions ne peuvent pas écouter la pression sociale exercée par leur entourage. Cette dernière leur fixe le type de mari à épouser (beau garçon de bonne famille, bonne profession), le nombre d’enfants à avoir. Qu’elles sachent qu’il y a un choix de vie à faire. Leur corps leur appartient, leur sexualité c’est leur affaire et non celle des autres. Quand on veut être leader il faut bien n’en faire qu’à sa tête et s’affirmer au même titre qu’un homme en entreprise en faisant montre d’une certaine performance. La femme qui veut décider demain dans les milieux politiques ou professionnels doit savoir se rendre disponible et incontournable sur un certain nombre de question, et ceci au prix de sa réputation de femme non-mariée. Loin de la léser, cela l’enrichit en termes d’expériences !  Aucune loi n’interdit à une femme d’être célibataire, ou de choisir de ne pas avoir d’enfants. Le taux de croissance de nos populations en Afrique noire inquiètent d’ailleurs les économistes. Si des femmes choisissent de ne pas avoir d’enfant, notre sous-région ne s’en portera que mieux.

Faire le choix entre l’avenir professionnel et la vie de foyer est bien difficile. Mais à un moment donné il faut choisir.

Mais de grâce, ne venez pas crier à la mixité dans les cadres de décision. L’égalité des chances pour les femmes et les hommes aux postes de responsabilités, oui ! Mais en matière de nomination, de promotion et d’avancement dans les entreprises,  aucune faveur ne peut-être accordé à une femme si elle n’a pas fait preuve d’abnégation et d’efficacité professionnelle. Une femme sera « décideur » demain, parce qu’elle s’est rendue disponible quand on avait besoin d’elle; parce que à un moment donné, elle a choisi de faire l’homme comme le ferait un homme.

The following two tabs change content below.
Eteh Komla ADZIMAHE
Le méchant qui se repose. Ecrivant à l'envi et par envie. Sujets où relever un peu de bêtise humaine. Retourner le fumier dans la terre pour obtenir de belles récoltes.
Eteh Komla ADZIMAHE Écrit par :

Le méchant qui se repose. Ecrivant à l'envi et par envie. Sujets où relever un peu de bêtise humaine. Retourner le fumier dans la terre pour obtenir de belles récoltes.

3 Comments

  1. Eleonore
    24 février 2018
    Reply

    Les mots sont un peu forts même si tu as raison. La femme ne doit pas quémander des postes de décision mais plutôt faire ses preuves

    • Eteh Komla ADZIMAHE
      24 février 2018
      Reply

      Merci très chère, Votre commentaire est loin d’être sexiste, il est tout simplement sexy.

  2. 6 mars 2018
    Reply

    Il y a une avancée quand même : la mixité ; 5 fillettes on remarque ; peut-être les futures garde chiourme de lislam pour la gente féminine britannique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *