Partir en Vacances dans sa tête

Vive la vacances… dans ma tête…

Oui ! Cher lecteur ! Toi hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère (c’est du Charles Baudelaire hein, pas de moi)… car « Tout homme est libre de voyager sur l’océan de sa pensée » – là c’est de Sir Isaac Newton

Je pars en vacances dans ma tête pour ne plus avoir à trop réfléchir. Et à la rigueur, lire ! Car j’ai l’ire de ne pas assez lire… C’est le seul substitut substantif que j’ai trouvé à de vraies vacances. Celles où on  paresse au lit les jours ouvrables, celles où on s’habille légèrement,  celle où ma bedaine est enrobée dans un débardeur, celles où on s’enfonce les pieds dans le sable, en fermant les yeux, tout en étant bercé par les vagues, celles où on laisse la tige de jade et les boules, pendouiller dans le short. Ces vacances que je n’aurai pas. Pourquoi ?

Pourquoi vous voulez savoir pourquoi ?

Je déteste parler de moi mais en gros, si vous voulez savoir… je passe ma vie à surveiller un peu moins de 400 ordinateurs qui tournent sur un réseau d’entreprise dans un immeuble de sept étages. L’idée c’est qu’à un moment donné, il y en a un ou deux qui décident de faire des tentatives de suicide; et là je dois venir aller savoir laquelle d’entre ces machines n’a pas reçu de dose d’amour maternel dans son âme minéralogique. Je suis ce qu’on appelle un maintenancier, un troubleshooter, un support it, etc. Une sorte de pompier dont le téléphone sonne du matin au soir à chaque fois qu’il y a un « incendie technologique » dans un bureau. Et grâce à la précarité de l’emploi, bah l’employeur prend un malin plaisir à me faire travailler sur contrat, en faisant abstraction de tout congé ! c’est triste ? Bof, je suis un salaud, homme insensible, dénué de tout sentiment et rempli de méchancetés en tout genre. A chaque fois qu’on me fait une prise de sang, c’est un tube d’acide de plus pour le labo.

Et comme mon cerveau passe en mode ralenti, ou mode économique aussi, histoire de laisser la machine à saloperie se reposer, je vais m’amuser à faire un petit bilan de ce qu’a été une année de blogging du salaud.

A bien y penser, j’ai pas fait grand-chose. Il y avait pas de sujet et j’ai souffert du manque d’envie de parler. Parler du temps qui passe ? Du temps qu’il fait ? qu’est ce qu’on s’ennuie dans ce bas monde. En atteignant l’âge du christ à crucifixion, moi je m’ennuie. De toute façon j’ai aucune envie de faire comme lui; encore qu’il faut que je me trouve douze disciples, que je réveille des morts, guérisse des paralytiques et des aveugles, et accessoirement trouver un peu de pain et de vin pour le dernier dîner. Un peu de fromage aussi ne serait pas mal n’est-ce pas ? Mais vous conviendrez avec moi que ce n’est pas évident. Limite ! si j’avais été au moins le neveu de Dieu au deuxième degré, je serai sûr de ressusciter à un moment ou à un autre, donc… j’aurais pu me laisser aller à une petite mort… histoire de ressembler au cousin d’il y a 2000 ans. Mais que NENNI !

Si je n’ai pas le pouvoir de ressusciter pourquoi chercher à mourir comme lui ?

En regardant un peu mon fil d’articles de cette année, je me suis rendu compte que mon blog prenait un goût de chiottes : j’ai publié un billet sur le caca des autres, argh ! beurk ! Et j’ai fait une ode à Judas Iscariote

si mes parents me lisaient… ça fait longtemps qu’ils m’auraient renié trois fois avant le chant du coq. pffffffffff…

Qu’est ce que j’ai fait de moi.

Je pense même que je suis blacklisté au Ministère de l’Economie Numérique de mon pays.

J’ai peut-être glissé deux ou trois petites fourmis dans les pantalons et les jupes des gens de ce cabinet, mais walaye* je l’ai pas fait exprès. Et je ne m’en suis rendu compte que quand tous les bloggeurs sont allés manger au Sarakawa en inaugurant l’IPX (point d’interconnexion). Tous les blogueurs sauf un ! l’irréductibe salaud lumineux.

En même temps, c’est pas comme si c’était pas cool pour un salaud de se sentir mis au ban du ministère (ou au banc des accusés). Si je suis sur une blacklist (liste noire), je me sens très Reddington.  J’ai pensé apporter des critiques constructives à l’E-gouv mais bon… comme on ne peut pas plaire à tout le monde non plus …

Ah j’oubliais, côté bouffe je suis allé à un nouveau restau : Mon menu de choix, Spaghetti bolognaise, mayonnaise et bananes plantain frites.

J’ai découvert le restaurant Le Pacha, dans mon quartier, j’y suis allé, j’ai mangé et j’ai grossi.

En gros, après une année de blogging, je me sens plus gros. A la rentrée (je rentre quand je veux) je crée le gros blog ! Je vais faire mon mouloud. En tout cas, ne comptez pas sur moi pour maigrir. Avec ma bedaine, ma barbe à la Edouard-philippe en fin de semaine, les chauffeurs de taxi m’appellent Papa. C’est vous dire, tout le respect qu’ils ont pour moi ! Mon dieu, s’ils savaient.

Bon, assez parlé, de moi, je suis assez controversé comme ça. Le mec avec qui je rêve de me faire un restau un jour, en refaisant le monde autour de la table, c’est Jean-Pierre RAFFARIN. Ce notable de province devenu Premier Ministre sous Jacques Chirac est le politicien que j’admire le plus au monde. Et c’est pour ça que je vais refermer les portes de cet article avec une de ses raffarinades :

«  Les vacances, ce n’est pas seulement les voyages, c’est un état d’esprit ».

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Eteh Komla ADZIMAHE
Le méchant qui se repose. Ecrivant à l'envi et par envie. Sujets où relever un peu de bêtise humaine. Retourner le fumier dans la terre pour obtenir de belles récoltes.
Eteh Komla ADZIMAHE Écrit par :

Le méchant qui se repose. Ecrivant à l'envi et par envie. Sujets où relever un peu de bêtise humaine. Retourner le fumier dans la terre pour obtenir de belles récoltes.

2 Comments

  1. saka saka
    sakasaka
    12 août 2017
    Reply

    bjr salaud,

    Ça me fait mal de te caresser dans le sens ( j’aurai préféré te caresser la joue droite avec mon poing fermé) du poil,mais stp n’arrête pas.
    Tes chroniques sont d’un goût si exquis…
    Petite confidence, je suis moi même un mondoblogueur, pas très talentueux et proscatineur patenté et je m’incline devant ta prose.

    PS: s’il te venait la lumineuse idée de prendre la grosse tête, c’est pas grave,on arrivera toujours à la mettre entre 4 planches à 2 mètres sous terre….

    • Eteh Komla ADZIMAHE
      15 août 2017
      Reply

      aaaaaaaaaaaaaaaah, cher admirateur non-forcé, il y a un credo quelque part sur ma page qui dit qu’ « on tombe toujours sur plus salaud que soi dans la saloperie »…

      Et tu en es la preuve vivante. Le talent est dans ton texte « pas très talentueux et procastinateur patenté », il faut juste le redire dans un article, fais toi plaisir, laisse toi aller, et laisse nous lire.

      PS : S’il te venait la « procastineuse » idée de prendre la grosse tête, il suffira de pas la laisser gonfler jusqu’à s’éclater n’est ce pas ? Tant que ça tient sur ton tronc… blogue !

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